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Endoscopie respiratoire à l’effort

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Endoscopie respiratoire à l’effort

Le développement très récent d’endoscopes (DRS) permettant d’examiner les voies respiratoires des chevaux lors d’un effort en conditions réelles a révolutionné la manière de diagnostiquer et de traiter les affections des voies respiratoires supérieures.
Cette technique d’endoscopie dynamique est indiquée chez les chevaux qui produisent un bruit respiratoire accru ou anormal à l’exercice, qui toussent à l’effort ou présentent des défenses lors de la mise en main, qui respirent anormalement fort ou ont une baisse de performance inexpliquée.

Certaines affections respiratoires sont impossibles à détecter au repos et ne peuvent être diagnostiquées qu’à l’effort, dans des circonstances qui reproduisent un travail intense voire la compétition.

Quelles sont les indications d’une endoscopie respiratoire à l’effort ?

Une endoscopie respiratoire à l’effort est indiquée lorsque le cheval présente une contreperformance inexpliquée, un bruit respiratoire au travail, un essoufflement ou une fatigue anormaux, des défenses lors de la mise en main ou de la flexion de l’encolure, des saignements par les naseaux suite à un effort.

Gorge-profonde2NEWS : Dr Emmanuelle van Erck vient de publier un article dans l’Equine Veterinary Journal (2011) reprenant 129 cas de chevaux de sport examinés avec un DRS. Cette étude démontre pour la première fois l’influence significative que peuvent avoir le cavalier et son équitation sur la morphologie et la stabilité des voies respiratoires supérieures.

Comment se déroule un examen endoscopique à l’effort ?

Un rendez-vous est pris au moment où une session de travail normal à intense peut être programmée. Pour les chevaux de course ou de concours complet, l’examen se fait sur une piste de travail ou d’hippodrome permettant de travailler à vitesse élevée. Pour un cheval de sport, une carrière peut suffire. Idéalement, le cheval doit être examiné monté par son cavalier/jockey habituel. Pour que le test se déroule en toute sécurité, le cheval doit pratiquer une activité physique régulière au moment du test et ne pas présenter de boiterie.

Un entretien préalable portant sur le programme de travail habituel du cheval, ses échéances de concours et ses antécédents médicaux éventuels est fait.

Le cheval est d’abord examiné au repos et une prise de sang réalisée. Le cheval est ensuite préparé pour être travaillé.

Après un échauffement, le test à proprement parler se déroule sur une vingtaine de minutes: il comporte 3 à 5 paliers d’intensités différentes. À chaque discipline correspond un test spécifique. L’intensité du test dépend du niveau de condition physique du cheval.

Au cours du test, un ECG est systématiquement enregistré, souvent couplé à une mesure de la vitesse du cheval (par chrono ou GPS). Une goutte de sang peut également être prélevée à la fin de chaque palier pour doser le taux de lactates.

La récupération est suivie et une prise de sang finale est faite post-effort.

Les résultats du test seront comparés à des normes obtenues chez des chevaux de même catégorie. Si les tests indiquent une anomalie, des examens complémentaires peuvent être effectués.

2 à 4 bilans seront effectués. Ils permettent de s’assurer qu’avec l’intensification de l’entraînement ou des compétitions, la santé du cheval est maintenue, qu’il tolère son travail et récupère suite aux épreuves et ne développe pas de problèmes encore cliniquement imperceptibles.